L’ événement a mis en lumière les résultats d’un projet multi-institutions comportant un ensemble concret d’outils d’analyse des politiques dans les secteurs de l’eau, de l’agriculture et de l’énergie; ces outils ont été adoptés par tous les pays membres participants. Les régions à forte densité de population situées dans le delta de l’Amou-Daria, au sud de la mer d’Aral, sont particulièrement vulnérables car elles se trouvent sous le vent par rapport à l’Aralkum. En huit mois, le niveau de la mer, côté Kazakhstan, est remonté de 40 à 42 mètres, la mer a regagné 18 % de son bassin perdu et le taux de salinité est descendu de 20 à 12 grammes par litre aujourd’hui. Sci., 35(4): 47-72, 2007; image satellite Landsat USGS/NASA; modèle altimétrique numérique USGS EROS; visualisation PNUE/GRID-Sioux Falls.Elevation Model from USGS EROS; visualization by UNEP/GRID- Sioux Falls. International 18 Février 2021 09:00 (UTC+04:00) Paris / Lagazetteaz. Le cours de l'Amou-Daria fut détourné voilà 400 ans (par les khans de Khiva car le fleuve charriait des sables aurifères) et ses eaux rejoignirent la mer d'Aral dont le niveau s'éleva. Les 28 espèces endémiques de la mer d’Aral ont disparu[réf. Dans les années 1960, le lac d’Aral, communément appelé « Mer d’Aral » était le 4e lac du monde avec une superficie de 66 458 km². Considérée comme morte depuis des années, la mer d'Aral revient peu à peu à la vie. Aujourd'hui dans l'actualité : les titres en vidéo https://www.youtube.com/playlist?list=UUW2QcKZiU8aUGg4yxCIditgEuronews : la chaîne d'information la … En effet en 1960, les Soviétiques ont décidé d’exploiter les vastes steppes du Kazakhstan et de l’Ouzbékistan en y cultivant du coton et du blé. Suite à ce revirement de situation dans la partie nord de la mer d’Aral, les poissons sont réapparus, une bonne nouvelle pour les populations locales. Le détournement du cours de ces rivières à des fins d’irrigation a modifié les débits et asséché la mer d’Aral. Ce barrage permettant à la vie de revenir dans la Petite mer est une pomme de discorde entre le Kazakhstan bénéficiaire et l'Ouzbékistan qui pourtant, avec le Turkménistan, détourne la quasi-totalité des eaux de l'Amou-Daria en détruisant ainsi toute vie dans la Grande mer. Les troubles respiratoires et rénaux augmentent au sein de la population locale et le manque de visibilité gêne la circulation aérienne et routière. Le Turkménistan préfère utiliser les eaux de l'Amou Daria pour l'irrigation, ainsi que le remplissage du lac de l'âge d'or (ou lac de Karakum) et du lac Sary Kamysh, deux lacs plus petits et en pleine expansion qui d'une certaine manière tendraient à remplacer la Grande Aral, plus difficile à alimenter parce que plus grande et que les eaux s'infiltrent et se perdent dans les sables du désert. 3 La restauration de la mer d’Aral 3.1 La politique de restauration de la mer d’Aral : une gestion interétatique sans grands effets 3.1.1 La dépendance de l’économie de la région à l’eau 3.1.2 De l’URSS aux pays indépendants : les perspectives politiques d’une négociation La mer d'Aral est un lac d'eau salée d'Asie centrale situé entre 43° et 47° de latitude nord et entre 58° et 62° de longitude est, occupant la partie basse de la dépression touranienne ou aralo-caspienne au milieu d'espaces désertiques. Depuis 2003, la mer d’Aral a perdu approximativement 75% de sa superficie et 90% de … Restauration de la mer d'Aral du Nord . La superficie de la Petite mer d’Aral est restée à peu près la même et certaines variations sont visibles dans le delta du Syr-Daria. Toutefois, cette profondeur était dissymétrique, la partie occidentale de la mer d'Aral (en rebord du plateau d'Oust-Ourt) voyaient les fonds descendre jusqu'à - 68 m alors que moins de 10 % de ces derniers dépassaient les - 10 m dans la partie orientale[13]. Les tentatives de resserrement de la coopération transfrontière en matière de gestion de l’eau et des terres dans le bassin remontent au début des années 1970, lorsque les premiers signes de recul de la mer d’Aral sont apparus. La mer d'Aral est un lac d'eau salée d'Asie centrale situé entre 43° et 47° de latitude nord et entre 58° et 62° de longitude est, occupant la partie basse de la dépression touranienne ou aralo-caspienne au milieu d'espaces désertiques. Six pays se partagent le bassin de la mer d’Aral : Kazakhstan, Ouzbékistan, Tadjikistan, Kirghizistan, Turkménistan et Afghanistan. Elle est partagée entre le Kazakhstan au nord et l'Ouzbékistan au sud. On a construit de nombreux lacs et réservoirs afin de restaurer l’écologie des deltas environnants. La rive septentrionale correspondait à la limite sud du plateau argilo-sableux de Tourgaï, s'élevant jusqu'à 178 m au-dessus du rivage et découpé de baies profondes. On peut retrouver des épaves de bateaux sur l'ancien fond marin. 28 espèces de poissons ont disparu, tuées par les pesticides accumulées au fond du lac. 2 L’intégralité de cet article, avec toutes les références bibliographiques, est disponible dans la version électronique du bulletin du GEAS, à l’adresse: www.unep.org/geas. Les eaux de la mer d'Aral se caractérisaient par une grande limpidité et un bleu intense, elles étaient peu salées (10 à 11 ‰ de taux de salinité moyen, 14 ‰ au sud-est). La vie renaquit autour de la mer, qui augmenta en volume et avança de plusieurs kilomètres; des roseaux, des renards, des rongeurs, des oiseaux ainsi que quelques espèces de poisson commencèrent à repeupler le bassin de la Petite mer. D’après le bulletin publié en janvier 2014 par le Service d’alerte environnemental mondial (GEAS) du PNUE 1 2. Ses eaux s'écoulent alors dans la mer Caspienne par l'intermédiaire de l'Ouzboï ce qui permet sa colonisation par les poissons venus de la Caspienne[9]. Ainsi à partir de 1960, entre 20 et 60 km3 d'eau douce furent détournés chaque année. Depuis une dizaine d’années, plusieurs organisations internationales ont lancé des projets de boisement dans la région, afin de stabiliser le sol de l’ancien fond marin asséché qu’occupe désormais l’Aralkum. ... La mer d'Aral est une mer fermée d'Asie centrale, située entre 43° et 46° de … Il convient d’étudier plus avant les conséquences de la modification de la couverture terrestre et de la hausse des teneurs en sel et en poussière, y compris les effets conjugués des tempêtes sur la santé des populations humaines et des écosystèmes. Quels qu’aient été les bienfaits, ils ont eu des répercussions sur la population locale et sur l’environnement. Dans les années 1960, la mer d'Aral, encore alimentée par les puissants fleuves Amou-Daria et Syr-Daria, formait la quatrième plus vaste étendue lacustre du monde, avec une superficie de 66 458 km2. Elle couvre environ 1.8 millions de km², bordant la république d’Ouzbékistan. 1) Les règles de fonctionnement de la bibliothèque : L’activité d’une bibliothèque disposant d’un ensemble de livres qu’elle met à la disposition des étudiants. Devant cette catastrophe écologique, un projet financé par la Banque mondiale entame la restauration de la mer d’Aral. Une partie de ce qui avait été gagné en volume et en superficie fut à nouveau perdu. L’expansion de la couverture végétale aiderait à réduire le nombre de tempêtes de poussière. En 1991, l'Union soviétique a été dissoute et l'Ouzbékistan et le Kazakhstan sont devenus les nouveaux foyers officiels de la mer d'Aral en voie de disparition. Dès 1918, les autorités de la République socialiste fédérative soviétique de Russie procédèrent au détournement de ses principaux affluents « afin d’irriguer des zones désertiques de l’Ouzbékistan pour y implanter des rizières et des champs de coton[16]. Cet assèchement, dû au détournement des deux fleuves pour produire du coton en masse, est une des plus importantes catastrophes environnementales du XXe siècle. Il a en effet pour projet de rehausser le niveau de la petite mer, grâce à la construction du barrage de Kokaral1, permettant ainsi à l'industrie de la pêche de retrouver son ancien niveau et à la ville d'Aralsk de redevenir un port plus ou moins important. L’Ouzbékistan a planté 27 000 hectares de saxaoul (arbuste), qui produisent 167 000 tonnes d’oxygène en absorbant 230 000 tonnes de CO2[24], ce qui est équivalent à 4 minutes de la production de CO2 mondial. 1 Auteur principal Lindsey Harriman, chercheuse en télédétection, Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE) / Projet de base de données mondiale sur les ressources (GRID), Sioux Falls. Sa construction s'est achevée en août 2005. Un panneau de bienvenu d’une des nombreuses villes fantômes, Moynaq, témoignant du lien de … Toute forme de vie, naturelle ou économique, a été profondément affectée par l’assèchement de la mer d’Aral à cause de politiques soviétiques irresponsables. Un collecteur, pour éviter l'évaporation et les pertes dans le sable, pourrait amener l'eau provenant du barrage de Kok-Aral vers le bassin ouest de la mer d'Aral, le plus profond et qui pourrait aussi être sauvé. Impacts et interventions Les questions cruciales qui se posent dans la région doivent être intégrées plus avant dans les cadres institutionnels afin d’encourager la coopération. Seule subsiste une espèce de raie importée et sélectionnée pour survivre à de tels taux de salinité. Selon les relevés effectués, les eaux souterraines se sont élevées de 2,5 mètres dans certains secteurs, y compris au Turkménistan, phénomène susceptible d’accentuer la salinisation du sol. Malheureusement, une tempête violente détruisit cette digue fragile en 1999. Ce sont les deux grandes rivières qui se déversaient dans la mer d’Aral, laquelle n’a pas d’émissaire. L’expansion de l’agriculture a accru l’emploi d’engrais et de pesticides, pratique qui a compromis la qualité des eaux souterraines et des eaux de surface, a contaminé les sédiments du fond marin et a provoqué une hausse des niveaux de la nappe. Elle pourrait toutefois se heurter à des intérêts difficilement conciliables. Depuis 1960, la mer d'Aral a perdu 75 % de sa surface, 14 mètres de profondeur et 90 % de son volume[17], ce qui a augmenté sa salinité et la plupart des espèces endémiques ont disparu[18]. La renaissance de la mer d’Aral est en cours, même s’il elle ne concerne encore qu’une seule partie de sa surface d’origine. Un projet de conservation achevé en 2011 a permis de créer la première réserve de la biosphère de l’Ouzbékistan, qui forme une zone protégée de 68 718 ha dans le Karakalpakstan. Une découverte capitale a été faite lors de la mise en œuvre du projet pour sauver la mer d’Aral : une implantation, datant du XIVe siècle après J.-C., couvrant un site funéraire qui pourrait remonter au IXème siècle après J.-C., dans un endroit qui, une dizaine d’années auparavant, était encore recouvert d’eau. Barrage de Kok-Aral Dans sa forme actuelle, la mer d'Aral est apparue il y a environ 10 000 ans. Elle s’est divisée en plusieurs mers de moindres dimensions, laissant derrière elle un vaste désert et une multitude de problèmes environnementaux, économiques et sociaux. Ce n’est pas la première fois que la presse française et internationale met en avant ce renouveau de la mer d’Aral, alors même que rien n’indique une amélioration de la situation dans ce qui est désormais appelé l'« Aral-Koum », désert d’Aral en langues turciques. La diminution marquée de la taille et du volume de la mer (voir le graphique ci contre) a provoqué l’effondrement de la pêche commerciale, a réduit les sources d’eau potable et a entraîné la salinisation du sol et la multiplication des tempêtes de poussière due à la formation du désert artificiel appelé Aralkum. Les tempêtes de poussière nuisent à l’agriculture et à l’élevage. Longue de 428 km, large de 284 km, elle se localisait dans une des parties les plus basses de la dépression touranienne affaissée depuis la fin de l'ère tertiaire (pliocène supérieur) par les mouvements alpins qui ont affecté l'Asie moyenne. Mais à qui appartient-elle? Seul subsiste une espèce de raie importée, et sélectionnée pour survivre à de tels taux de salinité. Le delta de l’Amou-Daria alimentait quelque 2 600 lacs dans les années 1960, seulement 400 en 1985. En effet ce barrage permit de barrer le détroit entre la Petite mer, aussi appelée Maloïé, ancienne mer bordière au nord de la mer d´Aral avant son assèchement, et la Grande mer (Bolchoïé, ce qui reste du sud de la grande mer). Une nouvelle baisse fut enregistrée entre 1850 et 1880, mais les eaux remontèrent de 3 m entre cette dernière date et 1960[13]. Le Fonds international pour le sauvetage de la mer d’Aral (IFAS) mène actuellement un projet qui devrait accroître de 10 à 14 % le couvert forestier (40 000 ha environ) sur une partie du Kazakhstan, de l’Ouzbékistan et du Turkménistan. Le barrage de Kokaral ou de Kok-Aral est construit dans l'ancienne mer d'Aral afin de maintenir un certain niveau dans la partie nord de ce qu'il reste de cette mer. La mer est maintenant composée de plusieurs formations aquatiques: la Petite mer d’Aral, qui a conservé à peu près le même niveau grâce à la construction d’un barrage, et la Grande mer d’Aral, elle-même constituée de deux parties indépendantes, une section assez profonde et stable à l’ouest et une section de moindre profondeur à l’est, dont la superficie a varié récemment. Mais à cause de l’homme et de projet … Et pourtant, le fameux lac semble aujourd’hui renaître de ses cendres. Après la dernière glaciation, la mer d'Aral s'est formée lorsque le Syr-Daria a commencé à remplir une dépression creusée par l'érosion éolienne. La mer d'Aral est un lac d'eau salée d'Asie centrale situé entre 43° et 46° de latitude nord et entre 58° et 62° de longitude est, occupant la partie basse de la dépression touranienne ou aralo-caspienne au milieu d'espaces désertiques. Les études ont montré que 13 tempêtes de poussière environ ont balayé la région de la mer d’Aral chaque année au cours de la période 2000-2009, transportant la poussière dans toutes les directions. On estime que les vents forts qui soufflent sur la région charrient entre 15 et 75 millions de tonnes de poussière et de sable contaminé chaque année. Section de Génie Civil UE : Environnement et Génie Civil Projet Aral Encadrement : Prof. A. Parriaux Prof. J.A. Les quantités gigantesques de pesticides qui, jadis, étaient charriées par les deux fleuves tributaires de la mer et se sont déposées au fond du bassin de l’Aral ainsi que le sel laissé par les eaux se retirant, se sont retrouvées, au fur et à mesure que l’évaporation progressait, à l’air libre en raison des vents violents. Depuis lors, la partie sud initialement appelée Grande Aral ne reçoit presque plus d'eau de surface ; en grande partie asséchée, elle est généralement divisée en trois lacs principaux : un profond bassin occidental, parfois relié à un bassin oriental peu profond et souvent à sec, et le petit lac de Barsakelmes. Commencé dans les années 1980, ce programme n’a pu reprendre qu’en 2008, faute de financement. Elle favorisera la protection et l’utilisation durable des ressources de la diversité biologique, dont les forêts tugai. Seul subsiste une espèce de raie importée, et sélectionnée pour survivre à de tels taux de salinité. Plus tard, le climat redevient plus sec et le niveau de la mer va varier en fonction des apports de l'Amou-Daria qui pouvait soit alimenter la mer d'Aral, soit s'orienter vers le lac Sary Kamysh et l'Ouzboï. Aral Sea: Location, geomorphology, landscape sur CAWATERinfo. Les nuages de sel et de poussière mesurent parfois 400 km de longueur et les particules les plus fines peuvent parcourir 1 000 km. 6.10 Projet de réhabilitation des bassins versants de l’Anatolie, Turquie 93 6.11 Restauration du Plateau de Loess en Chine 96 6.12 Boisement du fonds asséché de la mer d’Aral pour lutter contre la désertification et le changement climatique en Ouzbékistan … S'étendant entre les longitudes 56° et 78° est, et les latitudes 33° et 52° nord, ce vaste territoire coïncide géographiquement avec presque toute la zone de l'Asie centrale et comprend la totalité du territoire du Tadjikistan, de l'Ouzbékistan, la majeure partie du Turkménistan, trois provinces du Kirghizistan (Och, Djalal-Abad, Naryn), deux régions ou oblys méridionales du Kazakhstan (Kyzylorda, Kazakhstan-Méridional), quelques contrées septentrionales de l'Iran et de l'Afghanistan[15]. Certains événements naturels sont également survenus, telle la rupture des digues de l’Amou-Daria sous la pression des crues de printemps, mais ils n’ont pas modifié sensiblement le niveau des eaux. En partant de l’assèchement de la Mer d’Aral, les élèves sont amenés à découvrir, au travers d’une démarche d’investigation, ce que les activités humaines […] Entre ses diverses parties, au nord-est et au sud, les vastes deltas du Syr-Daria et de l'Amou-Daria, prenaient l'aspect de vastes espaces plans qui progressaient rapidement grâce au déversement abondant des eaux limoneuses[13]. Entre la source et la Mer ou l’Océan, l’eau traverse parfois de très longues distances et de nombreux pays. Toutefois, de violentes tempêtes pouvaient provoquer des oscillations bien supérieures, en 1902 fut relevée une montée des eaux de 2,1 m. Il faut également noter la présence épisodique d'un courant circulaire provoqué par la conjugaison du vent et de l'arrivée des eaux de l'Amou-Daria et du Syr-Daria[13]. Ce projet estimé à 120 millions de dollars (98 millions d'euros) serait financé principalement par les revenus du pétrole du Kazakhstan, il prévoit également le creusement d’un canal de jonction entre les deux bassins et la construction de nouvelles structures pour exploiter l’énergie hydroélectrique. La grande mer d'Aral, qui fournissait autrefois des dizaines de milliers de tonnes de poissons par an, a très peu de chances de revoir le jour à cause de questions de salinité et de la pollution aiguë par les pesticides et parce que le détournement de rivières sibérienne n'est plus d'actualité. De tout temps, les pays du monde entier ont réussi à coopérer pour résoudre les problèmes de compétition transfrontière pour l’eau. En 1948, un laboratoire d'armes biologiques top-secret a été établi sur l'île de Vozrojdénia située au centre de la mer d'Aral qui est maintenant disputée entre le Kazakhstan et l'Ouzbékistan. D’où l’importance des eaux souterraines pour alimenter le réseau fluvial et la population locale. Le boisement d’une grande partie de l’Aralkum atténuerait le stress écologique au sud de la mer d’Aral. Le président Noursoultan Nazarbaïev fait apparaître un semblant d´espoir de renaissance de la mer d´Aral au Kazakhstan. Qu’en fait-on tout au long de son chemin? Depuis 2005, elle remonte de six mètres chaque année. Il faut en outre qu’un certain volume d’eau reste dans la partie orientale; si elle venait à s’assécher complètement, la zone couverte de poussière et de sable potentiellement dangereuse s’étendrait encore. Le nombre d'espèces de poissons est passé de 32 à 6[19]. Les rives de la mer d'Aral étaient variées même si elles présentaient, par leur caractère désertique, un point commun. En août 2005 s'est achevée la construction de la digue de Kokaral qui sépare la petite partie nord de la mer d'Aral au Kazakhstan, la Petite mer d'Aral, du reste de la dépression, la préservant ainsi de l'assèchement[7]. Une véritable résurrection qui a tout du petit miracle. La séparation entre la Petite mer au nord et la Grande mer au sud date de 1989. Le volume total de la mer d’Aral était estimé à 98,1 km3 en 2010 (22,6 km3 pour la partie Nord, 75,5 km3 pour la partie Sud), chiffre qui devrait diminuer encore pour s’établir à 75,4 km3 d’ici à 2031, d’après les tendances observées dans les précipitations, les débits et l’évaporation.4 L’écoulement fluvial est passé de 47-70 km3/an avant les années 1960 à 3-20 km3/an. Les écosystèmes et les moyens de subsistance tributaires de la mer d’Aral ne redeviendront peut-être jamais ce qu’ils étaient voilà 50 ans, mais il est possible qu’ils se régénèrent si la volonté politique s’affirme et si l’on prête suffisamment attention à la gestion des ressources en eau, à la santé des écosystèmes, aux ressources énergétiques et aux besoins humains. E-Journal de l’eau de l’UNESCO No. Les zones humides ont gagné en superficie et plusieurs oiseaux migrateurs y ont trouvé refuge. Ce maximum est lié à un climat plus chaud et plus humide ; les fleuves ont alors un débit trois fois plus élevé qu'au début du XXe siècle et apportent alors 150 km3 d'eau par an[12]. La mer d'Aral est un lac d'eau salé d'Asie centrale. Pour arriver à leur fin, ils ont alors détourné une grosse partie des fleuves qui alimentaient la mer d’Aral. En 2007, on constate que le niveau de la Petite mer d'Aral a remonté spectaculairement, plus vite que ne l'espéraient les experts chargés du dossier[7] et la pêche a repris depuis 2006[8]. Aujourd’hui, le niveau d’eau dans les deux lobes de la Grande mer d’Aral varie selon les saisons, la pluviosité annuelle et les débits de l’Amou-Daria d’une année à l’autre, comme le montre la série temporelle d’images satellitaires, page 8. », « Large Rivers: Geomorphology and Management », « Physical Oceanography of the Dying Aral Sea ». La participation de la population locale rendrait ce genre de projets plus durables et moins coûteux à réaliser. Cette expansion a aussi favorisé l’apparition d’un climat local plus aride, marqué par des étés plus chauds et des hivers plus froids. Les forêts tugai et les roselières recouvraient autrefois plus de 500 000 ha, il n’en reste aujourd’hui que 10 % environ; ces écosystèmes ont été remplacés par des terres agricoles irriguées ou ont disparu faute d’apport d’eau. La base a été abandonnée à la suite de la désintégration de l'URSS. En cinq ans, les conséquences de l'intensification des cultures sont déjà apparentes : à certains endroits du rivage, la mer reflue à près de 100 km. Le taux de salinité de la partie nord de la mer Aral a aussi baissé, favorisant de … De plus, les récoltes ont tué quasiment toute forme de vie. En 2002, à travers un projet organisé par les États-Unis et avec l'assistance de l'Ouzbékistan, 10 sites d'enfouissement d'anthrax ont été décontaminés. Avant la construction du barrage de Kokaral, le maire de la ville d'Aralsk, Alachibaï Baïmirzaev avait décidé de faire construire en 1995 une digue de vingt-deux kilomètres constituée de sable et de roseaux. Diversité biologique La mer d’Aral, qui était le quatrième lac du monde par sa taille, ne couvre aujourd’hui que 10 % environ de sa superficie d’alors, a moins de 10 % de son volume et reçoit 10 fois moins d’eau que par le passé. Allant dans ce sens, des analyses contradictoires sur la mort programmée pour 2025 de la mer d’Aral ont été publiées récemment[21]. Par contre, la petite mer d'Aral pourrait se renaturer (si les gouvernements du Kazakhstan et de l'Ouzbékistan agissent de concert et durablement). Cela s'est produit pour la dernière fois il y a près de 90 000 ans et elle atteignait une taille de 100 000 km2[11]. Les expéditions scientifiques ont prouvé que cela avait été un site de production, d'essai et, plus tard, de fabrication d'armes pathogènes. La superficie des terres dénudées et salines autour de la mer d’Aral, type de surface qui présente le plus grand risque de tempêtes de poussière, est passée de 40 % en 2000 à 54 % en 2008. Les apports d'eau en mètre cube diminuent de 60 milliards à 10 milliards. Les 3 et 4 novembre derniers, deux conférences en ligne ont eu lieu sur la problématique environnementale de la mer, dont la surface a été divisée par 10 depuis les années 1960. Au Kazakhstan notamment le lac se porte de mieux en mieux. L’Ouzbékistan préfère toujours utiliser les eaux de l'Amou Daria pour l'irrigation, ainsi son débit à l'entrée de ce qui reste de la mer, est très faible, voire nul. La mer d’Aral a souvent fait la une des mauvaises nouvelles. Des dizaines de milliers de personnes ont perdu leur emploi lorsque la pêche commerciale a décliné, dans les années 1980. Elle est partagée entre le Kazakhstan au nord et l'Ouzbékistan au sud. D'après le Kazakh Scientific Center for Quarantine and Zoonotic Infections, tous les sites d'enfouissement ont été décontaminés[27]. 175 : La mer d'Aral. Eau potable La mer d'Aral couvrait, au début des années 1960, une superficie de 66 458 km2 (soit plus de 2 fois la superficie de la Belgique) dont 2 345 km2 occupés par des îles. La mer d’Aral ne retrouvera peut-être jamais les niveaux qu’elle avait avant les années 1960, mais il est permis d’espérer que la coopération transfrontière nécessaire pour mettre en œuvre les politiques et activités de conservation et s’y conformer permettra sa survie et la pérennité des moyens de subsistance dans la région. On voit également l’ampleur des fluctuations du lobe oriental: il disparaît presque en 2012 mais s’étend sur plus de 10 000 km2 l’année suivante. En 2018 la navigation et même la pêche ont déjà repris au port d'Aralsk. C'était un espace lacustre peu profond (sur plus du tiers de sa superficie, la profondeur ne dépassant pas - 10 m). La réduction de superficie et de volume de la mer d’Aral a eu de profondes incidences sur l’environnement, les moyens de subsistance et les ressources économiques de la population établie dans cette partie de l’Asie centrale. demandes aux fermiers de moins gaspiller l'eau des rivières ; remplacement du coton par des espèces moins gourmandes en eau ; utilisation de moins de produits chimiques pour le coton ; changement économique en favorisant l'économie non basée sur l'agriculture dans les pays en amont. Alors que les spécialistes de la Banque mondiale avaient prévu que l’eau ne remonterait pas avant trois ans – d’autres hydrologues pensaient même que la mer d’Aral serait irrémédiablement perdue – la petite mer avait déjà regagné 30 % de sa superficie, ce qui représentait plus de 10 milliards de mètres cubes d’eau. Une variation quotidienne était provoquée par le phénomène des seiches à longue période et pouvait atteindre des amplitudes de 20 cm à 1 m relevées à la station "Mer d'Aral" située au nord-est de l'étendue lacustre. La route chaotique qui mène à la digue de Kok-Aral contourne l’ancien bassin et traverse la steppe. Alors que les politiques du gouvernement la condamnaient, une partie de la mer d’Aral revit grâce au projet de restauration de l’écosystème entrepris. Il y a 5000 ans, la mer d'Aral atteint sa plus grande extension, son niveau atteint l'altitude de 58-60 m et elle s'étend jusqu'au lac Sary Kamysh. Quelles mesures prendre? Décryptage d’une « fake news ». Pour empêcher cet assèchement total, de multiples projets ont été évoqués : La construction du barrage de Kokaral, au sud de l’embouchure du fleuve Syr-Daria fut un premier succès. Elle tire son nom du mot kazakh Aral qui signifie « île » en référence aux milliers d'îles qui la couvraient. projet de restauration des fruit de mer 264 mots | 2 pages. La mer d’Aral est de retour, ou semble l'être dans les préoccupations gouvernementales en Ouzbékistan. Aridification et tempêtes de poussière